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jeudi 23 octobre 2014

Un jour à Funchal


C'est après une marche harassante à travers la forêt subtropicale, ouvrant notre chemin au coupe-coupe, échappant aux serpents et autres dangers venimeux, que soudain, s'ouvrit devant nos yeux émerveillés la vue sur un lac aux eaux de jade au bord duquel se dressait fièrement l'hôtel Monte Palace. Notre but, notre havre où nous allions pouvoir poser nos hardes et nous désaltérer. Hélas ! Il était fermé depuis de nombreuses années et nous dûmes repartir, trébuchants et hagards, à la recherche d'un autre refuge. Allons ! Funchal n'était qu'une dizaine de kilomètres plus bas... 
 
Ci-dessus : la version romancée. Ci-dessous, la vérité toute nue :

Seconde journée, visite du jardin tropical de Monte Palace, situé au sommet de la colline de Monte. On peut y accéder en téléphérique, ce que nous fîmes. Après avoir été la propriété d’éminents personnages, ce fut un hôtel avant qu’une fondation transforme ce domaine en « conservatoire végétal ».
La suite de l’histoire, c’est que nous pensions pouvoir rejoindre à pied le jardin botanique de Madère, situé quelques kilomètres en contrebas. Nous partîmes donc sous le cagna avant de nous apercevoir qu’une vallée profonde et escarpée nous empêcherait d’atteindre notre but. Nous aurions pu remonter et prendre le téléphérique, mais imprévoyants, nous n’avions plus assez de liquide pour payer les tickets. Nous étions donc partis pour nous taper dix bornes de descente abrupte et macadamesque lorsque nous tombâmes sur un bus dominical et salvateur.
Heureusement, nous avions prévu le ravitaillement : des « bolo do caquo » au chorizo, spécialité madérienne qui altère un peu l’haleine… Évidemment, j’aurais préféré une « espedata » (brochette de bœuf sur tige de laurier, cuite sur feu de bois), mais quand on est impécunieux, on se contente de bolo do caco.


Quelques précisions géographiques :

Madère est située en plein océan atlantique, à 660 km au large du Maroc (pratiquement en face d’Agadir) et à 1000 km de la métropole portugaise. Issue de l’émergence de volcans sous-marins, elle culmine à 1.860 m et ses montagnes quasi-verticales  couvertes de forêts tombent à pic dans l’océan… 
Funchal est la capitale de l’île, qui est une région autonome. Située à l’ouest de la côte sud, elle se développe sur le flanc d’une colline assez abrupte.

Par Jacques Morize

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